Nikolavitch traduit Ignition City

Publié le 20 février 2012
Nikolavitch traduit Ignition City Ignition City © Warren Ellis et © Glénat pour la VF.

Alex Nikolavitch est scénariste de BD et traducteur de comics. Pour le compte du studio MAKMA, il vient de signer l’adaptation VF d’un comic book écrit par Warren Ellis et paru aux USA chez Avatar Press. En France, c’est le tout nouveau label Glénat Comics qui va publier l’ouvrage. Le lettrage, quant à lui, a été confié à Stephan Boschat.

Pour l’occasion, nous avons posé quelques questions à l’homme responsable des dialogues français des personnages inventés par Ellis.

Alex, tu as traduit Ignition City de Warren Ellis et Gianluca Pagliarani, qui sort chez Glénat Comics le 14 mars 2012. Qu’est-ce que tu as préféré dans ce bouquin ?

Alex Nikolavitch : J’adore le ton acide d’Ellis, qui est un auteur que j’ai toujours aimé traduire. Il a une voix bien à lui, très caustique. Et puis Ignition City, c’est l’œuvre d’un type qui voit bien qu’on ne va plus sérieusement dans l’espace depuis 40 ans. Que les gens ne rêvent plus de conquête d’autres planètes. Ignition City, ça raconte ça : qu’est-ce qui se passe quand on arrête de rêver aux étoiles ?

Il y a de nombreux clins d’œil à la culture SF dans cette mini-série. Peux-tu nous en citer quelques uns ?

Alex Nikolavitch : C’est raconté du point de vue de personnages qu’on reconnaît assez facilement : Flash Gordon, Zarkov, Buck Rogers… Où sont passés ces gens-là quand le grand public ne les a plus pris au sérieux ? Ignition City, ça raconte un peu ça, c’est la mise au rencart de la SF des années 30 à 50, du space opera à grand-papa, quand Vénus était une planète aquatique, et les hautes terres de Mars peuplées d’êtres anciens et sages. C’est l’univers de Catherine L. Moore et des auteurs de pulps et de strips, passé à la moulinette du mauvais esprit Ellisien.

Est-ce que c’est le genre de comics que tu voudrais écrire, toi-même ?

Alex Nikolavitch : J’éprouve les mêmes nostalgies qu’Ellis en ce qui concerne l’espace. J’ai adoré tous ses comics spatiaux (Ocean, Ministry of Space, Orbiter, et même Switchblade Honey) mais on n’écrit sans doute pas de la même façon. Il a sans doute plus que moi le sens du grand spectacle. Alors oui, j’adorerais l’écrire, mais je ne suis pas certain d’en avoir les moyens.

Merci, Alexis, et rendez-vous très bientôt pour d’autres travaux d’écriture ou de traduction !