Le bestiaire de Ben Basso

Publié le 04 février 2016
Cette tête de gorille ne dépareillerait pas dans le bestiaire de Ben Basso. King Kong par Ben Basso.

Bestiaire de Ben Basso : encore un Makman sur le coup ! Après Stephan Boschat, Edmond Tourriol, et Denis Lapierre, voilà que Benjamin Basso a des envies de crowdfunding ! Le dessinateur de Baltazar et l’Efface-rêves et de Les Inventifs, une idée.. et après ? planche sur un nouveau projet, et vous en dévoile davantage. Nous avons posé quelques questions à l’illustrateur.

 

Ben BASSO sur Ulule

 

Benjamin, tu prépares un livre en financement participatif, peux-tu nous dire quelques mots à propos de ce véritable bestiaire de Ben Basso ?

Ben Basso : Il s’agit d’un bestiaire plutôt étrange. Format carré 21 cm sur 21, 80 pages, papier intérieur à grain, Maestro 140g, ce sera plutôt un bel objet.

Quel en sera le titre ?

Ben Basso : De Creaturis Dementiae. On a même fait confirmer ça par un latiniste chevronné !

La couverture en cours de réalisation par Ben BASSO

D’où t’es venue cette idée ?

Ben Basso : J’ai pris pour habitude de remplir mes carnets de dessins, réalisés plus ou moins rapidement, parfois de manière presque automatique. Souvent ils sont réalisés en fin de journée, devant un film ou une série, que je poste ensuite sur mon blog et les différents réseaux sociaux.

J’ai accumulé pas mal de carnets au fil du temps. Ce qui fait beaucoup de créatures aux looks étranges. Et même si ce n’était pas du tout l’objectif initial, en feuilletant ces carnets, j’imagine un bouquin les reprenant tous. Je me dis que ce serait super. Mais pas sûr que ça intéresse qui que ce soit.

Les bestioles des carnets regroupées dans le bestiaire de Ben Basso

Pourquoi choisir le crowdfunding ? Est-ce que le fait d’être très présent sur les réseaux sociaux est un moteur pour te lancer ?

Ben Basso : Justement. Je n’ai jamais eu l’opportunité de publier un livre reprenant exclusivement les bestioles qui vivent dans mes carnets. Ce sont des petits dessins qui n’avaient pas vocation à être publiés ailleurs que sur le net.

Au fil du temps, les retours ont été chaque fois plus nombreux et toujours encourageants, ce qui me pousse à continuer, sincèrement. Au point que ça devient nécessaire, dans un métier où le manque de confiance et les remises en question sont de véritables boulets qu’on se traîne quotidiennement.

Du coup, me tourner vers ces personnes qui suivent mes dessins réguliers sur les réseaux sociaux, plutôt que vers un éditeur pour financer ce projet, me semble plutôt logique et évident.

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Ce serait quoi, pour toi, un projet réussi ?

Ben Basso : Un projet financé, tout bêtement ! C’est l’unique objectif.

S’il atteint les 100% dans le temps imparti, c’est que le projet aura trouvé son public et pourra se réaliser. Bien sûr, parfois un projet peut dépasser les attentes et intéresser plus de gens encore qu’on aurait pu penser, et c’est fantastique. Mais du moment que le projet se concrétise, c’est déjà génial en soi.

Le stress est déjà là

Es-tu enthousiaste à l’idée de te lancer dans ce projet ? As-tu hâte de démarrer ?

Ben Basso : Bien sûr ! D’autant que le stress est déjà là, j’ai donc hâte de le lancer, voir si ça intéressera d’autres gens que moi.

Comment définirais-tu ton trait ?

Ben Basso : J’aime jouer avec les ombres de mes dessins en tentant de les rendre plus vivants. Certains jouent avec la couleur, d’autres avec des petits traits, moi c’est plutôt les lignes. Je leur donne une direction, je les courbe, je m’amuse avec.

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Des influences graphiques et musicales

Et tes influences ?

Ben Basso : Hou-là, elles sont nombreuses et évoluent énormément au fil du temps. Mais aussi loin que je me souvienne, je pense que Claire Wendling et Olivier Vatine ne sont jamais descendus du podium.

Je peux citer aussi James Jean, Sergio Toppi, Moebius, Bernie Wrightson, Katsuya Terada, João Ruas, Gustave Doré, Guillaume Bianco, Stan Manoukian, Peter de Sève, Franklin Booth, T.S. Sullivant et plein d’autres que j’oublie !

La musique est aussi une énorme influence sur mon processus créatif. J’écoute énormément de musiques de film pendant que je travaille (Bernard Hermann, Danny Elfman, Nino Rota, Ennio Morricone). Mais un groupe comme Mr. Bungle, et des artistes comme Mike Patton, Frank Zappa et Les Claypool ont énormément influencé ma manière de voir les choses.

D’une façon plus générale, Tim Burton et Dave McKean m’ont aussi beaucoup influencé.

Dernière question : le top départ du projet, c’est pour quand ?

Ben Basso : La semaine prochaine. Si tout se passe bien, c’est très bientôt !

Merci Ben, on se prépare à suivre de près ton projet !

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Ne manquez pas les prochains articles de ce blog pour découvrir d’autres dessins du bestiaire de Ben Basso ! En attendant, vous pouvez aussi visiter son site web personnel où il publie également ses carnets de croquis en ligne !