Fortnite Battle Royale : les secrets de l’île

Publié le 13 février 2019
Roman Fortnite Braver la tempête Roman Fortnite Braver la tempête, traduit par Benjamin Viette

Après avoir adapté en français le guide stratégique non officiel FortniteBenjamin Viette a traduit un roman jeunesse qui se déroule dans le même univers. Nous lui avons posé quelques questions à ce sujet.

Salut Benjamin. Tu traduis des comics comme Green Lanterns ou les Tortues Ninja, mais tu œuvres aussi à l’adaptation VF de textes rédactionnels sur les collections Hachette dédiées à l’univers Marvel. Et depuis peu, tu t’es mis à Fortnite ?

Benjamin Viette : Oui. Avec le succès qu’a eu le jeu vidéo Fortnite, il fallait s’attendre à ce que certains auteurs en profitent pour écrire leurs propres histoires se déroulant dans l’univers du jeu. C’est un peu le cas de Cara. J. Stevens, qui a écrit Fortnite Battle Royale : les secrets de l’île. Et j’ai eu la chance de traduire ce petit roman d’une centaine de pages, sorti en début d’années aux éditions Mana Books.

Qu’est-ce qu’il raconte, ce roman ?

Benjamin Viette : C’est l’histoire de cinq adolescents venus des quatre coins du monde qui en retrouvent 95 autres dans un campement militaire près de la fameuse île du jeu vidéo. Les cinq personnages se rencontrent quand ils intègrent la même section pour se battre contre toutes les autres recrues du campement. C’est un premier tome assez sympa qui présente très bien ses protagonistes et plonge ses jeunes lecteurs dans l’univers de leur passe-temps favori.

C’est donc un roman pour les jeunes adolescents. C’est dur de traduire pour cette tranche d’âge ?

Benjamin Viette : Ça ne présente pas forcément de difficulté. Il faut toujours bien s’exprimer, ce qui est inhérent à la traduction, mais cette fois, on essaie d’éviter les propos déplacés. En fait, mon neveu joue beaucoup au jeu, donc je me suis mis en tête de traduire pour lui. Et je n’ai pas envie de lui apprendre de gros mots, par exemple (il doit déjà en connaître, mais je ne vais pas mettre de l’huile sur le feu, disons). Le plus intéressant, c’est que c’est un jeu où des enfants du monde entier se retrouvent pour disputer un match. Cet aspect-là est très important, et on le retrouve dans le roman : les personnages ont tous une nationalité différente, du coup il fallait arriver à retranscrire les différences entre l’anglais américain et l’anglais australien, par exemple.

Au sein du studio MAKMA, on te connaît davantage pour la traduction de comics que pour la traduction de romans. Il y a tant de différence que ça ?

Benjamin Viette : Un petit peu, oui. Les comics, c’est souvent beaucoup de dialogues et très peu de descriptions (sauf quand on tombe sur les plus vieilles parutions Marvel, par exemple). Dans les romans, il n’y a aucun dessin, donc forcément, il faut que tout élément important du décor soit représenté. Et ça demande beaucoup de synonymes. Pareil pour les verbes de parole : ce n’est pas un détail auquel on pense quand on lit un roman, mais si on écrit toujours « dit-il », ça devient vite lourd. Autrement, je ne pense pas que traduire un roman soit plus difficile que traduire un comics. Ça reste de la littérature, après tout.

Merci Benjamin ! On reparle très vite de la suite, alors, puisque tu as déjà commencé à la traduire !