France-Allemagne des auteurs : MAKMA a tenu le coup !

Publié le 08 juin 2016

Ed est toujours dans le coup ! Il nous raconte son France-Allemagne des auteurs, qui s’est déroulé samedi 4 juin.

On leur promettait la pâtée, une manita à la sauce allemande. Mais non, l’auteur français est comme le roseau qui plie face à la tempête.

Pour une mise en bouche avant l’Euro, l’équipe de France des auteurs n’a pas démérité. Ed, témoigne.

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Photo de famille d’avant match. Ed est en bonne position.

Alors Ed bien remis ?

Ouais. J’étais remis dès le lendemain, en fait. J’ai l’habitude de faire du sport, même si je n’avais pas joué sur un grand terrain depuis mon service militaire, il y a 20 ans.

Peux-tu nous faire un petit compte rendu rapide de ce match ?

On avait très peur de se prendre une rouste. Les Allemands avaient corrigé les écrivains brésiliens 9-0 ou un truc du genre. Ils sont champions d’Europe en titre. Bref, Deutsch Qualität !

Au bout de dix minutes, on perd déjà 2-0, on se dit qu’on va prendre cher. Finalement, on tiendra jusqu’à la mi-temps.

On met un but sur un tir de loin en seconde période. Le dernier quart d’heure, c’est la folie. Genre cinq ou six actions pour la France, mais ça ne rentrera pas. Le coup de sifflet final retentit et couvre à peine le ouf de soulagement des Allemands.

Et ta partie ?

Le coach propose de me faire rentrer dès la 30e minute, mais dans l’axe. Je reste raisonnable, je lui dis que je préfère attendre la sortie d’un arrière ou d’un milieu droit. Finalement, je jouerai 25 minutes en deuxième période. Les plus intenses que j’avais jouées depuis bien longtemps. Qu’est-ce que c’est long, un grand terrain. On n’a pas les mêmes sensations, en 5v5. Les appels, suivis des courses de replacement défensif, ça tue. J’étais rincé, à la fin !

Tu as beaucoup couru ?

En distance, peut-être pas. Mais en vitesse, carrément. Qu’est-ce que ça jouait vite ! Mon vis-à-vis devait avoir au moins dix ans de moins que moi. J’étais toujours à la peine contre lui. L’ailier gauche était plus à ma portée, physiquement, mais pas de bol, il était hyper technique (il a joué en deuxième division finlandaise, ça ne s’invente pas).

Donc, j’ai couru, mais j’étais tout le temps dans le rouge. Je sais ce que je dois bosser en priorité, si je veux reprendre le foot sérieusement.

Les Allemands, ils sont vraiment plus affûtés que vous ?

Physiquement, je dirais que c’était équitable. En revanche, dans le jeu, tu sens bien que c’est une équipe qui a du vécu ensemble. Le ballon tourne vite et bien. Ils ont des petits circuits qui fonctionnent bien.

Leur équipe a été fondée il y a dix ans et ils font 5-6 matches par an. Nous, les Français, on s’était rencontrés la veille pour notre tout premier entraînement commun ! Le seul que je connaissais, c’était Emmanuel Proust, avec qui j’avais déjà joué en salle à Angoulême, au début de l’année.

C’est qui le meilleur joueur-auteur français ? Et allemand ?

Il y a trois joueurs qui m’ont impressionné, chez nous. Claude Boli (le petit frère de Basile) pour son aisance naturelle et son attitude sur le terrain. Yannick Mignot, qui jouait juste derrière moi, arrière droit. Lui, il a rattrapé toutes mes conneries, tout en m’encourageant ! Rien que pour ça, il mérite d’être cité.

Et notre gardien, Brieux Férot, qui a tenu la baraque pendant 90 minutes, et qui s’est fendu d’une détente horizontale de toute beauté pour aller chercher un tir surpuissant de l’ailier gauche Wolfram Eilenberger, le gars dont je te parlais tout à l’heure. C’est d’ailleurs lui, le joueur adverse qui m’a le plus marqué. Forcément, il me mettait la misère dès que je le pressais un peu…

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Wolfram Eilenberger le vis-à vis d’Edmond… On comprend d’où il tient son niveau !

L’Équipe Z à quand la traduction en allemand ?

Oh, bientôt, j’espère. Allez, disons… 2018 ? Ou 2017, même. Surtout si la revanche de France-Allemagne se joue à la foire du livre de Francfort !!

Rendez vous en Allemagne alors, avec le tome 2 de L’Équipe Z ! En attendant, il reste le générique à financer sur Ulule :