Negan dans le texte : les meilleurs dialogues VF de Walking Dead

Publié le 23 novembre 2019
Negan, l'antihéros de Walking Dead. Negan pose une question franche et directe à son vieux pote Rick Grimes.

Negan dans le texte, c’est un véritable recueil de poésie ! Compilation des meilleurs « neganismes » prononcés au fil de sa carrière par l’antihéros créé par Robert Kirkman et Charlie Adlard, cet ouvrage propose également des statistiques (entièrement refaites pour la VF) sur le vocabulaire fétiche du personnage à la batte de base-ball recouverte de fil de fer barbelé. Disponible depuis fin novembre 2019 aux éditions Delcourt, ce catalogue d’insultes montre aussi la variété avec laquelle Negan exécute ses ennemis : armes à feu, couteau, Lucille (sa batte), tout y passe. Puisque essentiellement, ce livre rassemble des textes traduits par Edmond Tourriol, qui adapte dans la langue de Molière la série Walking Dead depuis son tout début en France, nous lui avons posé quelques questions.

Alors que la fin des comics Walking Dead s’annonce en France pour le tome 33 à paraître en janvier 2020, qu’est-ce que ça te fait de voir sortir cet album Negan dans le texte ?

Edmond Tourriol : C’est très étrange. Tout d’abord, ce bouquin, c’est un peu mon héritage de traducteur de comics. Je veux dire : tout ce qu’il contient, c’est le meilleur de ce que j’ai pu donner à cette série Walking Dead, que j’apprécie depuis son lancement en 2003. Ensuite, si j’ai traduit un peu de rédactionnel à l’intérieur, il s’agit avant tout d’une compilation des nombreux dialogues VF tirés tout droit des épisodes mettant en scène Negan, un de mes personnages préférés de tous les temps.

Negan dans le texte : la quintessence des traductions d’Edmond Tourriol

Je remercie d’ailleurs Aude Penninckx avec qui j’ai travaillé sur cet ouvrage. C’est elle qui s’est tapé toutes les recherches dans mes archives de traduction Walking Dead pour savoir comment j’avais traduit tel ou tel passage de la VO. En gros, ça signifie que c’est un bouquin pour lequel je n’ai pas trop travaillé, alors qu’au final, il représente un petit peu la quintessence de mon boulot, haha ! Dans les remerciements, à la fin, j’ai même droit à une superbe dédicace de Thierry Mornet, l’éditeur en chef du label Contrebande, la branche comics de Delcourt, qui me félicite « d’avoir donné une voix aussi caractéristique à Negan dans la VF de la bande dessinée ».

Pas mal ! C’est la première fois que tu es officiellement félicité comme ça pour une traduction de comics ?

Edmond Tourriol : Eh bien… c’est terrible, mais je crois que oui. Ah non. En 2013, j’ai remporté le Ditko d’Or du meilleur traducteur de comics décerné par Forum Comics. Je ne sais pas s’il y a eu beaucoup d’éditions de ce palmarès (à part 2012 où je n’avais pas gagné). Pour le reste, non. Il n’existe pas de récompense officielle pour les traducteurs de BD. Que ce soit au FIBD Angoulême ou sur des événements plus spécifiques comme la Paris Comic Con. C’est dommage, parce que ces événements soulignent la qualité de certaines BD étrangères, alors que bien souvent, le jury qui décerne les prix, tout comme les lecteurs, n’en lisent qu’une traduction effectuée par un gars comme moi. Et les fans savent bien l’importance de la qualité de l’adaptation VF pour la bonne appréciation d’un comic book traduit chez nous. En tout cas, ce petit mot de Thierry à la fin de Negan dans le texte m’a beaucoup touché, parce que je suis effectivement très fier de ce que j’ai réalisé en traduisant l’intégralité des comics Walking Dead depuis le début de leur parution en France !

Negan dans le Texte : une traduction signée Edmond Tourriol
Negan dans le Texte, la compile des pires jurons de l’antihéros de Walking Dead

 

Quelle est ta tirade préférée de Negan ?

Edmond Tourriol : Là, c’est facile. J’aurais pu te parler de la biffle ou du braculage, mais non. C’est quelque chose de plus simple. De plus répétitif. Mais de tellement drôle. « Enculés du cul, je vous encule ! », tiré de l’album Walking Dead Negan dédié aux origines du personnage. C’est simple et efficace. Tout ce que j’aime, bordel !

Merci, Edmond, de mettre autant de poésie dans cette grisaille de novembre, et à bientôt pour une nouvelle transcréation de comics !