Le Questionnaire d’Edmond Tourriol, Grand Stratéguerre de MAKMA

Publié le 28 décembre 2020
MAKMA présente le questionnaire d'Edmond Tourriol. Edmond Tourriol est le traducteur du comic book Fire Power aux éditions Delcourt.

Vous l’attendiez, voici enfin le questionnaire d’Edmond Tourriol ! Avec Stephan Boschat, ce dernier est le co-fondateur du studio MAKMA. Traducteur de comics et scénariste BD, Edmond a appris à lire très tôt afin de pouvoir dévorer seul les aventures de Spider-Man et des autres super-héros. C’est de là que vient sa passion pour les comics ! Des années plus tard, fort d’une expérience en gestion d’équipe, en conception de projet BD et en maquette grâce à la création du fanzine W.O.L.F. et de Climax Comics, Edmond fonde la SARL Clark System Innovation avec Stephan Boschat. Nous sommes alors en 2001, et très vite, la traduction de comics devient le domaine de prédilection de la société. Entre Batman et X-Men, Iron Man et Superman, il y a de quoi faire. Mais c’est à la série Walking Dead que le nom d’Edmond Tourriol devient véritablement associé ; il en a traduit chaque épisode, depuis le tout premier jusqu’au chapitre final ! Et Edmond ne s’arrête pas là : outre son métier de traducteur, il est aussi scénariste BD. On retrouve son travail sur Mix-Man, Zeitnot, Banc de Touche, Zlatan Style, Le Réveil des Bleus, Neymar Style, et les mangas Paris Saint-Germain Infinity et L’équipe Z.

Sans plus attendre, plongeons-nous dans le questionnaire d’Edmond Tourriol

Edmond, quel est ton rôle chez MAKMA ?
Edmond Tourriol :
Scénariste, traducteur, Grand Stratéguerre.

Quelle est la qualité que tu préfères chez les auteurs de BD ?
Edmond Tourriol :
Si on parle des auteurs que j’aime lire, alors je dirai que j’attends d’un scénariste qu’il soit surprenant et cool à la fois. J’attends d’un dessinateur qu’il soit spectaculaire et expressif. Quant aux auteurs avec qui je travaille, j’attends avant tout qu’ils soient rigoureux et professionnels, haha ! Deux exemples qui remplissent toutes ces qualités me viennent immédiatement à l’esprit : Daniel Fernandes et Albert Carreres. Je suis fier d’avoir collaboré avec eux sur autant de projets !

Questionnaire d'Edmond Tourriol : une photo de Dan Fernandes et Ed, auteurs de Banc de Touche.
Edmond avec le scénariste BD Daniel Fernandes

Qu’est-ce qui caractérise ton travail ?
Edmond Tourriol :
L’acharnement ? J’entends par là que je laisse difficilement tomber quand le jeu en vaut la chandelle. Si la mission est digne d’intérêt, je mettrai tout en œuvre pour la réaliser du mieux possible. Ensuite, je mets quand même un point d’honneur à être aussi créatif que je peux me le permettre, même si je le suis forcément moins en tant que traducteur de comics qu’en tant que scénariste BD, par exemple.

« Tu dis oui, et tu te démerdes »

Quelle est ta devise ?
Edmond Tourriol :
Chaque fois qu’on me parle de devise, je repense à celle que mon père avait adoptée, et qu’il m’avait apprise quand j’avais commencé le latin au collège : « bonus penis, pax in domo » (véridique). La mienne, je ne sais pas. « Tu dis oui, et tu te démerdes » ?

Quel est ton principal défaut ?
Edmond Tourriol :
L’arrogance ? Mais bon, vous avez vu dans quel monde on vit, aussi ?

Qu’est que tu détestes par-dessus tout ?
Edmond Tourriol :
Vomir des coquillettes par le nez.

Quel est le don de la nature que tu voudrais avoir ?
Edmond Tourriol :
Des cheveux. J’en avais plein quand j’étais plus jeune. Avec ma barbe et mes cheveux longs (et mes 63 kg), tout le monde m’appelait « Jésus » quand j’avais vingt ans. Aujourd’hui, je peux me cosplayer en Lex Luthor sans problème. Snif.

Comment aimerais-tu mourir ?
Edmond Tourriol :
En héros. Et sans trop souffrir, quand même. Ou alors en souffrant, mais pas très longtemps. Mais un truc bien cool, qui ferait de moi une légende. Genre en sauvant une petite fille d’une mort certaine (attaque de requin, chute du haut de la Tour Eiffel, assaut terroriste).

De Stan Lee à Alan Moore

Qui sont tes héros dans la fiction ou dans la vraie vie ?
Edmond Tourriol :
Ce sont des gens comme Stan Lee, Chris Claremont et Alan Moore qui m’ont donné envie d’écrire des bandes dessinées. C’est Robert Kirkman qui m’a montré le chemin. J’ai tout de suite adoré son travail, avant d’en devenir le traducteur sur Invincible, et je me suis dit que c’est ce genre de comics que je voudrais écrire (car soyons réalistes, écrire du Alan Moore, c’est pas pour tout de suite). Quentin Tarantino est un modèle de créativité par le recyclage culturel. J’adore ce mec et sa façon d’appréhender son travail. Michael Jackson, parce qu’il m’a montré comment on devait bouger sur le dance floor. Zinédine Zidane, pour les Girondins en 1996 et la France en 1998 (et même 2006, bim). Mon père pour sa coolitude. Ma mère parce que c’est à elle que je dois ma conviction qu’il n’y a pas de limites à ce qu’on peut accomplir dans la vie. Dans la fiction, mes modèles : Ryo Saeba (Nicky Larson), Cobra, Cyclope (le vrai, celui de Chris Claremont), Guy Gardner (on en discute quand vous voulez devant une bonne bière) et Negan, bien sûr (re-bim) !

Quel est l’endroit où tu désirerais vivre ?
Edmond Tourriol :
Cruel dilemme. J’adore ma vie en France, notamment dans la banlieue bordelaise, avec mon jardin et ma piscine, et le TGV qui m’emmène à Paris en deux heures. Mais c’est vrai que j’aimerais bien aussi avoir un appart’ dans Paris. Et un autre à Manhattan, bien sûr. Cerise sur le gâteau, une villa les pieds dans l’eau sur un île ensoleillée. Voilà. Je ne veux pas vivre en un seul endroit, je veux avoir plusieurs bases. Bon. Pour l’instant, j’en ai une. C’est déjà ça !

Forever young

Quel est le super-pouvoir dont tu aurais voulu être doté ?
Edmond Tourriol :
La jeunesse éternelle. Il y a tellement de choses à faire.

Quel super-héros ou super-vilain voudrais-tu être ?
Edmond Tourriol :
Gambit. Il est beau gosse, il a des cheveux, c’est un charmeur. En fait, quand il est apparu dans Uncanny X-Men, j’ai décidé que je serais lui, plus tard (je me suis fait une tresse et j’ai porté un imper).

Quel est ton carburant quand tu as une deadline à tenir ?
Edmond Tourriol :
Difficile à dire. Si je suis en mode décadent, c’est n’importe quoi de sucré. Mais là, comme j’ai décidé de me reprendre en main, ça sera plutôt une ou deux tranches de jambon rouge avec du Coca Light. Miam.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique ?
Edmond Tourriol :
Fondamentalement, je préfère le funk. Michael Jackson oblige. Mais ceux qui me connaissent savent que j’ai des goûts musicaux particulièrement éclectiques : Heavy Metal (par exemple, quand je traduisais Doomsday Clock, je me suis passé en boucle l’intégrale d’Iron Maiden), classique (Les Planètes de Gustav Holst), variété française, musique électronique (Daft Punk, Breakbot), electroswing (Parov Stelar). Je suis ouvert à beaucoup de choses.

De quel instrument de musique aimerais-tu savoir jouer ?
Edmond Tourriol :
Du piano. C’est super classe, et je trouve que ça habille bien un morceau avec juste du chant. J’ai longtemps rêvé de savoir jouer les morceaux de Roger Hodgson (Supertramp). Récemment, j’ai tenté d’apprendre à jouer de l’harmonica. J’ai suivi des cours pendant quelques mois, mais j’ai dû décrocher parce que j’avais trop de travail au sein de MAKMA, et je ne prenais pas le temps de faire mes devoirs entre mes deux séances bimensuelles. Donc forcément, c’était compliqué de progresser.

Quelle invention aurais-tu voulu imaginer ?
Edmond Tourriol :
Ouah… un dispositif qui arrête le temps ? Il y avait une pièce comme ça dans la série Monsieur Merlin quand j’avais dix ans. Zachary Rogers entrait dedans, et il pouvait faire tous ses devoirs, et quand il sortait, il ne s’était même pas écoulé une seconde. Toute ma vie, j’ai rêvé d’avoir une pièce dans ce genre, chez moi.

Quel est ton mot préféré ?
Edmond Tourriol :
« Demain », parce qu’il est plein de promesses ? Non, en fait, je ne sais pas. Je n’ai pas vraiment de mot préféré. Quand j’étais étudiant, mes potes m’avait fait remarquer que je passais mon temps à dire « cool » ou « super cool ». Mais je me suis soigné, depuis. J’imagine qu’aujourd’hui, le mot que je dis le plus, ça doit être « putain », Negan style.

Quel est le mot que tu détestes ?
Edmond Tourriol :
« Bienveillance ». Et n’importe quel mot en écriture inclusive, bien sûr. Ce monde politiquement correct m’emmerde au plus haut point.

Quel est ton juron, gros mot ou blasphème favori ?
Edmond Tourriol :
« Putain », mais je ne sais pas si ça compte comme un mot. C’est pas un signe de ponctuation ?

Quel livre emmènerais-tu sur une île déserte ?
Edmond Tourriol :
Watchmen, et ça pourrait même m’inspirer pour me lancer dans la construction d’un radeau !

Quel est ton comic book favori ?
Edmond Tourriol :
Plusieurs réponses. Watchmen, dans l’absolu. Mais si on parle de série régulière, c’est clairement Walking Dead, et pas seulement parce que j’en ai traduit l’intégralité jusqu’au moindre épisode !

Deathnote, le manga qui tue

Et ton manga préféré ?
Edmond Tourriol :
Deathnote. Quelle baffe quand c’est sorti, ce truc ! Je me souviens, j’écrivais justement des mangas dans la collection Shogun, à l’époque. Difficile d’espérer me hisser à ce niveau. Pour la petite histoire, Tsugumi Ohba et Takeshi Obata, les auteurs de Deathnote, ont ensuite réalisé Bakuman, qui raconte l’odyssée de deux jeunes mangakas, et ça m’a justement rappelé mes débuts !

 Ta BD franco-belge préférée ?
Edmond Tourriol :
Blueberry, qui était aussi la série préférée de mon père.

Ton webtoon préféré ?
Edmond Tourriol :
J’en lis tellement avec toutes les séries qu’on adapte en français chez MAKMA… pour l’instant, je dirais que c’est SubZero.

Ton jeu vidéo favori ?
Edmond Tourriol :
Street Fighter II Turbo ou le premier Tekken. J’aime les jeux de baston.

Ton film fétiche ?
Edmond Tourriol :
En ce moment, c’est La La Land. Mais ça tourne.

Ta série TV préférée ?
Edmond Tourriol :
Buffy (enfin, à part les fois où la France a gagné la Coupe du monde). Quand Giles revient lors de la saga de Dark Willow… quelle scène ! Et Spike, quel perso !

Ton festival préféré ?
Edmond Tourriol : Le FIBD Angoulême, pardi. Tout le monde de la BD s’y retrouve. On rigole, on retrouve les potes, on picole, on fait la fête, on travaille en s’amusant. La vie, quoi.

Qui aurait pu répondre au questionnaire d’Edmond Tourriol ?

Merci d’avoir joué le jeu en répondant au questionnaire d’Edmond Tourriol !
Edmond Tourriol : D’un autre côté, je ne vois qui d’autre aurait pu répondre à un truc qui s’appelle « questionnaire d’Edmond Tourriol », hein… Mais merci de m’avoir posé ces questions indispensables !

 

Ed supervise la collection Histoire de France en BD et ça fait une jolie photo pour le questionnaire d'Edmond Tourriol.
Quand il ne répond pas au questionnaire d’Edmond Tourriol, avec Stephan Boschat et Mathieu Auverdin, le bédéaste supervise la collection Histoire de France en Bande Dessinée.

Si vous avez aimé ce questionnaire d’Edmond Tourriol et que vous voulez en savoir davantage sur les autres Makmen, rendez-vous sur nos questionnaires de Proust façon MAKMA !